Mon passage au naturel

Comment j’ai conditionné ma relation aux produits de beauté.

Je n’ai fait que deux grosses allergies dans ma vie. La première, vous la connaissez, il s’agit de mon allergie aux colorants alimentaires. La seconde, non des moindre, est celle à une crème au packaging bleu bien connu. Elle a été marquante de par la violence de la réaction et parce qu’elle a également conditionné ma relation aux produits de beauté. 

Qui s’étale de la crème un soir de fête…

Nous sommes en l’an de grâce 1996, le centre de vacances où travaillent mes parents organise une grande fête de Noël. Avant d’enfiler ma jolie robe (celle qui tourne comme les robes de princesses), j’applique généreusement cette fameuse crème.

….Finit chez le docteur ! 

Après avoir festoyé toute la nuit (ok, disons plutôt 22h), je rentre chez moi, prise d’intenses démangeaisons. Sur les bons conseils de ma maman, j’applique encore plus de crème et file au lit malgré la gêne. 

Réveil le lendemain matin toute en gratouille, j’ai le corps couvert de plaques, de la nuque au bas du dos et sur les bras. Direction le docteur et un verdict sans appel : je fais une réaction allergique à la crème appliquée la veille.

La faute à pas de chance ?

S’il est clair que je suis un détecteur ambulant de produits indésirable pour la santé, il est quand même important de se pencher sur la composition de cette crème : 

  • La paraffine : non seulement issue de la pétrochimie, elle empêche la peau de respirer.
  • Des parfums : au potentiel allergène fort.
  • Un colorant blanc : qui donnent cette couleur si « pure » caractéristique principale de cette crème. 
  • Du benzoate, du linalol : connus pour être allergènes. 
  • De l’aluminium : allergène également. 

De nombreux ingrédients issus de la pétrochimie, allergènes où indésirables sont donc présents dans cette crème. Au final, on aurait pu voir les choses venir. 

Alors pourquoi me l’avoir appliquée ?

« Un soin idéal pour toute la famille »

On peut penser qu’allergique à la vie comme je suis, ce n’était pas très malin d’appliquer une crème sans en vérifier la composition. C’est d’ailleurs la remarque faite par mon médecin à ma maman. 

Toutefois, relevons les recommandations faites sur la boite : 

« soin idéal pour toute la famille. A utiliser particulièrement où votre peau a besoin d’un soin particulièrement riche et doux. Idéal pour une utilisation quotidienne. Enrichi en Eucerit®. Testé sous contrôle dermatologique. »

Comment pouvait-elle imaginer que j’allais faire une telle réaction ? 

Un problème de clarté dans la composition !

Rappelons qu’à l’époque il n’existait pas encore d’applications permettant de connaitre les ingrédients indésirables ou non présents dans nos produits. Il n’était pas facile de s’y retrouver parmi tous ces noms barbares. Un solution : se fier aux indications données par le fabriquant. 

Si cette crème ne présente aucun risque grave, la composition n’est pas pour autant “clean”, surtout pour des enfants qui présentent une tolérance aux produits chimiques plus importante. 

J’ai pris cet exemple, mais reconnaissons qu’elle est loin d’être la seule et en toute honnêteté, ce n’est pas non plus la pire de toute. 

Les fabricants de beaucoup de produits de beauté se gardent bien d’être explicit sur ce point. Ils laissent le consommateur être seul juge, parfois à ses dépens, de la qualité d’un produit. C’est un énorme problème à soulever quand on connait la difficulté à connaitre les ingrédients indésirables. Un problème persistant dans notre relation aux produits de beauté.

Après cela ?

Alors clairement, à sept ans, je n’ai pas décidé de passer tout de suite à des produits bio et naturels, il m’aura fallu quelques années pour y arriver. En revanche, j’ai clairement décidé de m’éloigner des produits de grandes surfaces, me rapprochant de certaines marques de parapharmacie. 

J’ai tout de même fait une petite rechute une fois étudiante sur laquelle je reviendrai plus tard.

Ce n’était pas encore l’idéal, mais j’ai quand même limité les réactions allergiques. Quoique je réalise aujourd’hui, qu’il s’agissait encore d’un leurre.

Cette expérience m’a clairement appris à me méfier et à faire le tri parmi tout ce qu’il existe. Quand j‘y pense aujourd’hui, elle fait parti de ce très long processus qui m’a poussé à fabriquer moi même mes produits de beauté. 

Elle montre qu’une fois de plus, il faut être vigilant dans ce que les industriels nous proposent, toujours analyser ce qu’on applique ou on ingère. Ne jamais croire ce qui est écrit. Il faut s’informer et devenir un consommateur averti !

J’espère d’ailleurs vous y aider petit à petit. 

Gaëlle

“Se satisfaire du nécessaire” 


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