Mon passage au naturel

Comment mes allergies m’ont appris à déchiffrer une étiquette.

Dans mon pilote, je vous parlais de ces évènements qui m’ont poussée à vouloir passer au naturel et notamment de cette allergie alimentaire qui me suit depuis l’enfance : les colorants chimiques. Il est donc temps de vous en dire un peu plus sur cet événement a priori banal mais qui a beaucoup marqué mon lien à la consommation et m’a permis d’apprendre à déchiffrer une étiquette. 

Qui vole un bonbon…

Nous sommes en l’an de grâce 1993, la veille de mon anniversaire et des bonbons sont déjà posés sur la table. Petite Gaëlle que je suis s’émerveille devant tant de sucreries. Par l’odeur alléchée, elle se dit qu’un petit bonbon,vite mangé, ni vu ni connu, ne fera de mal à personne. Elle pose ses yeux sur l’une de ces fraises toutes rouges d’une célèbre marque (“pour les grands et les petits”), en vole une et c’est le drame ! 

… finit à l’hôpital !

Quelques heures plus tard, je finis à peu près comme Violette dans Charlie et la chocolaterie :  le visage enflée et tout rouge. Le verdict est sans appel : je fais une allergie au colorants chimiques alimentaires !

Improbable ?

Pas tant que ça. Le colorant alimentaire utilisé dans ces bonbons (E124) est en réalité un colorant au potentiel allergène et je ne semble pas être la seule victime.

Je reviendrai d’ailleurs dans un autre article sur le pourquoi du comment de ces additifs. 

Suite à cette déclaration, plusieurs solutions se sont offertes à mes parents : me tester pour l’ensemble des colorants alimentaires existant sur le marché

OU

Bannir définitivement de mon alimentation l’ensemble des colorants chimiques alimentaires.

Voici donc comment à 4 ans, après la plus sage des décisions prises par mes parents, je me retrouvais privée de bonbons d’anniversaire, voire même de bonbons tout court. 

Une règle élémentaire régit alors mon alimentation : tu manges des colorants, tu meurs. Une seule solution : apprendre à déchiffrer une étiquette.

Une leçon de vie.

Ce que j’en retiens : 

  1. Depuis toute petite, je suis en capacité de déchiffrer une étiquette de composition, de la comprendre dans les grandes lignes et d’identifier les ingrédients nocifs pour moi. C’est donc un jeu d’enfants d’appliquer ce même principe pour mes produits de beauté. J’applique aujourd’hui cette même gymnastique à l’ensemble de ce que je mange et de ce que j’applique sur mon corps ! 
  2. J’ai compris qu’il valait mieux faire les choses par soi-même, c’est la meilleure façon de savoir ce qui se trouve exactement dans ce que l’on utilise. 
  3. Le naturel, le naturel et toujours le naturel : les additifs en tout genre sont inutiles voire nocifs et mieux vaut n’utiliser que des produits naturels. J’ai rapidement compris que pour de simples questions marketing, les industriels n’hésitaient pas à pourrir nos aliments. 

Soyons honnête, quand on est privé (surtout enfant) de quelque chose que tout le monde consomme, ce n’est franchement pas facile, même pour quelque chose d’aussi bête qu’un bonbon. J’ai parfois râlé contre mes parents qui avaient refusé les analyses. Aujourd’hui, avec le recul, cela a vraiment eu un impact positif. Un avantage considérable qui me permet d’avancer dans cet océan de consommation. 

Gaëlle au naturel

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